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Saint Pierre aux couleurs de 1902

Faites connaissance avec Saint Pierre l’oubliée.

Assoiffée de toutes les curiosités volcanologiques possibles, j’ai parcouru Herculanum, détruite par le Vésuve en 79 de notre ère (le 24 août, selon certaines sources mais sous réserves) et, à quelques années d’écart, Saint Pierre (Martinique), détruite par l’éruption de la montagne Pelée le 8 mai 1902. Je l’avoue, je ne pus m’empêcher de trouver une grande similitude entre ces deux villes : deux villes martyres de leurs volcans, deux villes aux couleurs de cartes postales, nichées dans une baie enchanteresse puis détruites en quelques secondes dans une nuée ardente. J’essayais d’imaginer la vie des personnes présentes en ces lieux, au moment de l’éruption, saisies dans leur quotidien. Herculanum est plutôt bien conservée, bien documentée, il est assez facile de se faire une idée de ce qu’elle était en lisant des articles sur le sujet, et même, en s’y promenant simplement. Qu’en est-il de Saint Pierre ?

En effet, si ces deux villes ont eu une fin similaire, leur devenir dans la mémoire des hommes semble bien différent. Herculanum a fait l’objet d’études, de publications, de documentaires, de mises en scène et est recommandée dans de nombreux guides touristiques. Tout en étant plus loin dans le temps, elle nous paraît, paradoxalement, plus accessible et plus proche.

Saint Pierre n’est qu’une silhouette fantomatique.

Volcanologue, parcourant la Saint Pierre du XXIème siècle auquel j’appartiens, je fus saisie par ces ruines, si mal préservées, comme à l’abandon, ces ruines mal aimées.

Saint Pierre, rayée de la carte ce matin du 8 mai 1902.

Saint Pierre et ses 28000 vies soufflées.

Saint Pierre la grise, la diaphane. L’oubliée.

Qu’est ce qui se cache derrière ce voile gris ? Comment savoir, comment se faire une idée ?

En me promenant dans ces rues, à la recherche de ce qu’elle était, à la découverte des ruines de Saint Pierre puis au fil des lectures, c’est ce tableau de Gauguin, peint quinze ans avant l’éruption, qui s’est dessiné à mes yeux, petit à petit, comme si j’avais assisté au travail du peintre. Et c’est par ce tableau, en petites touches colorées, que je veux vous faire entrer dans Saint Pierre, la Saint Pierre d’avant la catastrophe.

scène de plage par Gauguin, 1887
Scène de plage par Gauguin, 1887
Un jaune flamboyant. Saint Pierre, ville phare de la Martinique

La ville est rayonnante, elle grouille de vie. La place Bertin y est particulièrement agréable, toutes les maisons sont en solides maçonnerie et certaines même en pierre de taille, ce qui est rare dans les Antilles.

En ce XXème siècle naissant, St Pierre est la ville la plus peuplée de Martinique : 26201 habitants contre 22164 à Fort de France. Il y a une forte concentration de créoles blancs. La moitié de la population béké de l’ile y réside (soit environ 3500 personnes). C’est une population jeune, 26% des pierrotins a moins de 14 ans.

Un pierrotin sur deux ne sait ni lire ni écrire mais la vie culturelle est dynamique et les loisirs variés. On joue des spectacles venus de métropole, et les occasions de faire la fête sont nombreuses (en particulier avec le carnaval).

La presse locale est prospère. Les tirages sont faibles (1880 au maximum pour « le Bien Public ») mais les titres nombreux. Il existe 15 journaux martiniquais et 11 ont leur siège à St Pierre. C’est bien, étant donné que la scolarisation est faible et qu’une partie de la population est illettrée. Cependant, c’est une presse d’opinion et non d’information, le style est souvent cru, parfois violent et n’épargne personne.

Saint Pierre est également une ville thermale. On compte 6 établissements de soins dont le plus gros est la maison coloniale de santé avec 200 malades soignés par des religieuses

De l’ambre, couleur du rhum.

Saint Pierre est la ville du rhum, incontestablement ! On y compte seize rhumeries qui produisent 10000 litres par jour.

Du Bleu intense, les eaux du port.

Saint Pierre sans son port ne serait rien.

Les arrivages et les départs rythment les journées pierrotines.

La Baie de Saint Pierre aujourd'hui - Photo La Volcanissima
La Baie de Saint Pierre aujourd’hui – Photo La Volcanissima

Les relations entre l’Amérique et les Caraïbes sont soutenues. Dix compagnies d’assurance maritime ont un agent à St Pierre. Il y a également de nombreux échanges entre St Pierre et les autres colonies françaises mais aussi avec la métropole, l’Angleterre, Puerto Rico, Cuba, St Domingue, Haïti, le Venezuela et le Canada.

Les échanges entre Saint Pierre et Fort de France se font exclusivement par mer. Le réseau routier est peu développé. La route qui longe la cote n’est qu’un chemin difficilement carrossable.

Saint Pierre doit sa prospérité à ses distilleries, son port et ses activités commerciales. On exporte le rhum mais aussi, du sucre, du cacao, du vin d’orange, de l’indigo, des peaux, du manioc, de la conserve d’ananas, de la vannerie et des meubles.

Un véritable inventaire à la Prévert…

Toutefois, l’importance presque exclusive du port souligne la fragilité économique de St Pierre.

Le blanc, toujours la couleur de la caste dominante

54 ans après l’abolition de l’esclavage, qui vote ?

En théorie tous les hommes, en pratique c’est avant tout la caste blanche ; les riches mulâtres et très rarement les population noires. L’abstention est colossale, seul 10% de participants aux élections ayant précédé les législatives de 1902.

La majorité des travailleurs noirs, (pourtant la population la plus importante en proportion), reste hors du monde politique et des débats militants Ces descendants d’esclaves ont d’autres préoccupations, notamment celle d’assurer leur subsistance. Leur salaire moyen est de 1F/jour et l’aliment de base, la morue est à 1F/kg, la viande 2 et le poisson 0,80

Les élections se font au suffrage universel mais elles sont boudées. Il faut dire qu’il y en a pléthore : 3 scrutins en 1886, 5 en 1888 et 18 en tout de 1885 à 1895. Les noirs sont ceux qui votent le moins et la corruption va bon train pour les attirer vers les urnes. Les votes sont en vente libre. La violence est palpable, des agressions écrites, verbales ou physiques sont monnaie courante. Elles font de St Pierre une ville à éviter en période électorale.

La presse est l’instrument idéal de ces luttes politiques. L’ambiance est électrique.

Toutefois, les institutions républicaines et démocratiques nées de la IIIème République en métropole avec leur cortège d’idées nouvelles émergent lentement. Le suffrage universel va bouleverser peu à peu l’ordre établi. L’oligarchie des anciens esclavagistes blancs, nostalgiques du second empire s’en trouvera ébranlée. Le thème politique majeur est plutôt celui de la lutte des classes que de la lutte des races et tous militent déjà pour l’indépendance de l’ile.

Des législatives ont lieu en cette année 1902, le premier tour se déroule le 27 avril mais le second prévu le 11 mai n’aura jamais lieu. Après le premier tour des législatives de 1902, 328 voix séparent les deux candidats principaux. Le suspens est tel qu’il fait en partie oublier aux dirigeants pierrotins les grondements incessants de la Pelée, perceptibles depuis plusieurs semaines.

La star des ruines de Saint Pierre: la prison de Louis Auguste Cyparis - Photo La Volcanissima
La star des ruines de Saint Pierre: la prison de Louis Auguste Cyparis – Photo La Volcanissima
Rouge, la colère du volcan

A cette époque, le volcan domine Saint Pierre et présente une forme de cône entaillé par des rivières. Le sommet, la caldeira de l’étang sec est une large cuvette parfois remplie d’eau.

Les proches habitants ne sont ni insensibles, ni dupes des signes que leur envoie ce majestueux voisin. En janvier et février une odeur d’œuf pourri indispose les villages dans le secteur sous les alizés, l’odeur est permanente dès mars. L’argenterie noircit. Le 25 avril cette odeur atteint Saint Pierre et accompagne une explosion. Début mai l’activité s’intensifie, la population est plongée dans l’angoisse. Un panache de cendres, des explosions, des lahars se succèdent. Le 7 mai une première nuée ardente pousse les habitants à émigrer.

En 3 jours, le nombre quotidien de voyageurs sur la compagnie Girard qui relie St Pierre à Fort de France est passé de 80 à 300 personnes.

Les animaux sentent le danger ; bœufs et porcs sont apeurés, les serpents quittent leurs nids, les oiseaux migrateurs font un détour.

En un mot, on ne peut pas dire que la population était dans l’ignorance totale de l’éruption qui se préparait. Les pierrotins étaient loin de dormir sur leurs deux oreilles. Cependant, les autorités étouffent ces inquiétudes autant que possible et se veulent à tous prix rassurantes. Le 5 mai, une commission est créée par le gouverneur de la Martinique, Louis Mouttet, pour étudier les risques. Malgré la réticence de certains de ces membres, cette commission publie un rapport édifiant où l’on conclue dans un communiqué de presse que « Saint Pierre n’est pas plus en danger au pied du volcan que Naples au pied du Vésuve ». Et d’ajouter que « la sécurité de Saint Pierre reste entière ». Pour des raisons politiques, pour éviter la panique, les dépêches les plus alarmantes sont gardées secrètes (notamment celles de Gaston Landes, professeur de Sciences naturelles).

A la décharge des autorités de l’époque, il est bon de préciser que l’évacuation aurait été quasi irréalisable. La ville est enclavée, les navires ne sont pas assez nombreux, la route est impraticable et l’éruption a évolué bien trop rapidement.

Le 8 mai à 8h02, une nuée ardente atteint St Pierre en 3 secondes et en cause la destruction complète. 28000 personnes (dont Mouttet et Landes) meurent presque instantanément.

Gris, tout de même, l’avenir de Saint Pierre en ce XXème siècle naissant

Malgré son apparente prospérité, la ville est à son crépuscule depuis une vingtaine d’année. Cela explique en partie pourquoi elle n’a pas été reconstruite après la catastrophe : son déclin était déjà engagé.

Les gros navires transatlantiques vont à Fort de France et non à St Pierre qui ne peut pas les recevoir. Le port de st Pierre ne reçoit que goélettes et navires de faible tonnage. Le centre industriel et commercial tend déjà, à cette époque, à se transférer vers Fort de France. Le port est en eaux plus profondes et équipé de quais, ce n’est pas le cas à St Pierre. En 1902, le port de st Pierre est considéré comme vieillot. La compagnie générale transatlantique envisage même de fermer son escale de St Pierre. En 1891 un cyclone ravage le port, les coffres d’amarrage et les bouées sont rendus inutilisables. En 1900, rien n’a été réparé, ce qui témoigne bien d’un déclin amorcé dès la fin du XIXème siècle.

Le dépôt de la nuée ardente de 1902. Juste en dessous, on peut voir les bois carbonisés, brûlés instantanément par l'éruption - Photo La Volcanissima
Le dépôt de la nuée ardente de 1902. Juste en dessous, on peut voir les bois carbonisés, brûlés instantanément par l’éruption – Photo La Volcanissima

Saint Pierre pâlît au profit de fort de France. Sans l’éruption de la Pelée la ville aurait sans doute connu un lent déclin, un peu à la manière de Basse Terre face à Pointe à Pitre en Guadeloupe.

1902 ne fait pas table rase, le mouvement était amorcé depuis longtemps.

L’éruption de 1902 et la destruction de Saint Pierre marquent une page importante dans l’histoire la volcanologie. Saint Pierre vaut bien un détour.

Et, Saint Pierre mérite qu’on en préserve la mémoire.

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L’ange barbu du Mont Saint Helens

David Johnston

L’ange barbu du Mont Saint Helens

Me voici, pour l’instant, seule maitresse en cette demeure. Aussi, pour ce premier sujet, je ne peux pas résister à la tentation d’ouvrir mon livre de la passion volcanologique aux pages de ce volcan que j’affectionne tant : le mont Saint Helens et l’éruption de mai 1980.

Fascination sans failles

Pourquoi est-il fascinant le St Helens ? En quoi est-il diffèrent des autres volcans qui produisent des panaches, chaque semaine, partout dans le monde et dont je vous parle tout les jeudis ?

D’un point de vue de la volcanologie pure et dure, c’est sa dynamique éruptive qui est assez inhabituelle et qui donc pique la curiosité. La dynamique éruptive, c’est la façon dont il a fonctionné: ici, il s’agit de la croissance d’un dôme sous un volcan pré-existant. Je ne détaillerai pas aujourd’hui, j’aurai l’occasion d’y revenir.

Quoi d’autre ? L’abondance avec laquelle il a été documenté, les photos, les mesures du gonflement du volcan, les semaines de surveillance en amont de l’éruption, puis l’étude des dépôts. Ce foisonnement était assez nouveau au début des années 80 et toutes ces données ont abreuvé des pages et des pages d’études pour certains de mes petits camarades. Abreuver, oui, c’est le mot qui convient, parce que c’est bien de soif dont il s’agit. Nous avons soif, tous soif de les comprendre, de les voir, de les sentir. Nos volcans.  Au St. Helens, l’experience fut plus que désaltérante, les cryptodômes, les déstabilisations de flancs de volcans, les formations de panaches et de dépôts ont pu y être mieux compris. De même la gestion du risque y fut enrichie par une expérience plus que positive.

Et puis enfin… Enfin, si on choisissait de faire de la volcanologie uniquement sur des bases cartésiennes et raisonnables, on irait pas bien loin. Alors il y a aussi l’inexplicable, le St. Helens est beau, majestueux, fièrement assis sur la chaine des Cascades, un brin provocateur.  Tout ne peut pas être démontré, tout le temps et c’est une chose dont il faut, à mon sens, se réjouir.

David Johnston, premier témoin de l’éruption

Pour donner à lire dans un premier temps quelque chose qui ne soit pas d’emblée chargé de vocabulaire scientifique et d’aspects théoriques, Je vais attaquer l’éruption du St. Helens par la petite histoire, l’histoire du volcanologue qui, malgré lui, en est devenu l’emblème, le 18 mai 1980. David Johnston.

Ce matin là, David Johnston occupait un poste d’observation réputé comme étant à l’écart de la zone à risque et situé à 10 km au nord du sommet du mont Saint Helens. Le ciel était limpide, tout respirait la tranquillité avec le chant des oiseaux, les tâches de couleurs des fleurs, tout ce qu’il faut pour faire un tableau bucolique et apaisant.

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Johnston, alors chargé de l’étude des gaz volcaniques, conversait par radio avec ses collègues de Vancouver ; le regard posé sur le somment du Saint Helens, dont la déformation sur un côté du sommet atteint alors plus de 100m.

Et puis soudain:

« Vancouver! Vancouver! This is it! »

« Vancouver! Vancouver! Le voilà! »

Ce furent ses dernières paroles. C’était le 18 mai 1980, à 8h32. Ensuite, ne resta que le silence radio et l’image de Johnston, figée dans son éternelle jeunesse, avec sa gueule mal rasée, ses cheveux en bataille et le sourire effleurant les lèvres.

Le saint Helens est entré en éruption. Johnston est le premier à informer ses collègues et toute la communauté scientifique de ce qui se passe sur ce volcan de la chaîne des Cascades, à l’ouest des Etats-Unis, ce que tous attendent depuis plusieurs semaines.

L’éruption qui suivra sera cataclysmique, dévastatrice, apocalyptique, dégageant une énergie équivalente à 350 mégatonnes de TNT soit la puissance de  27 000 bombes atomiques type Hiroshima. Tout ça sous ce que certains appelaient le « Fuji américain », avec ses pentes fleuries et ses petits oiseaux.

Le sommet du volcan perd 400m d’altitude, il est décapité en quelques secondes et David Johnston n’y survivra pas, soufflé par la violence de l’explosion, son corps engloutit par les coulées pyroclastiques et les cendres. Avec lui périrent cinquante-sept personnes, des bûcherons, des personnes ayant refusé d’être évacuées et surtout des curieux qui avaient pénétré clandestinement dans la zone malgré l’interdiction formelle en cours.

Johnston fut celui qui, plus que tous, estimait le risque sur ce volcan comme éminemment tangible. En partie grâce à lui, le dispositif d’évacuation est poursuivi et 30 000 personnes sont maintenus hors de la proximité du volcan, tout cela malgré les pressions politiques et l’opinion publique. Haroun Tazieff n’a t’il pas affirmé que l’avacuation des populations autour de la zone du St Helens est « absolument inutile»?

Pour ce qui est de son parcours personnel, Johnston contracte le « virus » des volcans vers 1971, en étudiant des « vestiges » de volcans, filons de gabbro et diorites (ouh, deux gros mots…), dans des roches précambriennes du Michigan.

Sa première expérience des volcans actifs a lieu en 1975 lors d’un relevé géophysique sur le Mont Augustine en Alaska. Lorsque l’Augustine entre en éruption l’année suivante, Johnston décide de lui consacrer son travail de thèse. Et la passion ne le quitte plus.

En 1978, Johnston intègre l’USGS (United States Geological Survey). Il travaille sur l’activité volcanique de l’arc des Cascades et des Aléoutiennes. Il est convaincu que les éruptions sont prévisibles par la mesure des changements dans la composition des gaz volcaniques et donc par le suivi systématique des émissions de fumerolles.

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David Johnston sur le St Helens; avec un instrument dédié à la mesure du SO2; le 2 avril 1980; courtesy of the U.S. Geological Survey

Lorsqu’un tremblement de terre a secoue le mont St. Helens le 16 Mars 1980, sa curiosité est aiguisée par l’avènement possible d’une éruption. Il devient en toute logique chef de file au sein de l’équipe de l’USGS pour la prise en charge de la surveillance des émissions de gaz volcaniques sur le site.

Le poste d’observation « Coldwater II »; où il se trouve au moment où le St. Helens entre en éruption;  aurait du être occupé par l’un de ses collègues, Harry Glicken. Mais, ce dernier ayant du se rendre à un entretien important pour obtenir un poste en Californie, Johnston le remplace au pied levé le 17 au soir. Ironie ou acharnement du sort, Glicken meurt dans des circonstances similaires, 11 ans plus tard, au Japon, sur le mont Unzen, en compagnie des époux Krafft.

L’éruption du 18 mai fauche Johnston dans sa trente et unième année. La communauté scientifique qui lui rendra hommage de multiples façons.

Le 18 mai 1982, le bureau de l’USGS à Vancouver est renommé David A. Johnston Cascades Volcano Observatory (CVO) à sa mémoire.

A l’Université de Washington (où il avait poursuivi son travail de maîtrise et de doctorat) un fonds commémoratif porte son nom, mettant en place un système de bourses et de récompenses.

En 1997, à l’endroit où il pérît un petit observatoire voit le jour : le Johnston Ridge Observatory (JRO). Il permet au public de contempler le cratère actuel du St Helens, l’activité et les conséquences de l’éruption de 1980. Il dispose également d’un théâtre et d’une salle d’exposition et il est équipé de matériel de surveillance.

Car le Mont St. Helens n’a pas dit son dernier mot.