Archives du mot-clé Kuchinoerabujima

Activité mondiale du 10 au 16 décembre 2014

Quand on n’a rien à dire de particulier, inutile de faire une longue introduction… non?

Voici l’actu volcanique de la semaine:

Tableau récapitulatif – C’est écrit trop petit? Cliquez dessus pour agrandir.
Tableau récapitulatif – C’est écrit trop petit? Cliquez dessus pour agrandir.

 

Accès direct aux textes concernant les volcans de la semaine:

Lopevi
Nevado del Ruiz
Villarrica

Aira
Asosan
Bardarbunga
Fogo
Fuego
Kilauea
Kuchinoerabujima
Mayon
Popocatepetl
Shiveluch
Sinabung

  • Lopevi, augmentation brutale de l’activité
Vanuatu – Altitude 1413 m

 

Le 15 décembre, l’observatoire des risques géologiques du Vanuatu (Vanuatu Geohazards Observatory) fait le point sur l’activité sur le Lopevi pour cette début décembre : elle a augmenté significativement et ce sur une courte période.

Le niveau d’alerte est élevée à 1 (sur une échelle de 0 à 4) et l’accès à l’île est interdit.

  • Nevado del Ruiz, ce volcan qui marqua nos mémoires
Colombie – Altitude 5321 m

 

L’observatoire volcanologique du SGC (Servicio Geológico Colombiano’s (SGC) Observatorio Vulcanológico and Sismológico de Manizales) rapporte que des signes sismiques traduisent une émission de cendres en date du 15 décembre sur le Nevado del Ruiz. Le VAAC de Washington indique que le panache a parcouru 20 km en direction du sud.

Le niveau d’alerte est maintenu à III (niveau signifiant « changement dans le comportement de l’activité volcanique »)

  •  Villarrica, dépôts de cendres
Chili – Altitude 2847 m

 Des images satellites acquises les 10 et 26 novembre puis le 3 décembre montre une augmentation progressive de l’anomalie thermique sur le Villarica (c’est de plus en plus chaud).

Des photos prises le 9 décembre montrent des particules en suspension au-dessus du cratère et le lendemain, une fine couche de cendres recouvrait le quart NW du rebord du cratère. Des bruits ressemblant à des détonations sont entendus les 10 et 12 décembre. Le 13, des dépôts de cendres sont également observées à l’intérieur du cratère (source : to Projecto Observación Visual Volcán Villarrica).

  •  Aira, explose sans répit
Kyushu (Japon) – Altitude 1117 m

Entre le 8 et le 12 décembre, le VAAC de Tokyo (Volcanic Ash Advisory Center) rapporte que 4 explosions se sont produites sur le cratère Showa dans la caldera Aira (stratovolcan Sakurajima). Les tephras sont éjectés jusqu’à 1800 m du cratère. Des panaches sont observés les 11, 13, 15 et 16 décembre. Ils atteignent des altitudes comprises entre 1200 et 3000 m et se dispersent vers le SE ou le NE.

 Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 5).

  •  Asosan, très actif
Ile Kyushu (Japon) – Altitude 1592 m

 Sur la preuve de données sismiques et de mesures d’infrasons, le JMA (Japan Meteorological Agency) rapporte que l’éruption qui a débuté le 25 novembre sur le cratère Nakadake se poursuit entre les 8 et 12 décembre. Le mauvais temps masque fréquemment le volcan, empêchant les observations directes.

De forts coups de vent emmènent parfois les tephras jusqu’à 1 km de distance. Les panaches atteignent fréquemment 600 m de haut, entre les 12 et 15 décembre, ils montent même jusqu’à 1000 m au-dessus du cratère. Des retombées de cendres sont rapportées sur le coté est du volcan.

 Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 5).

  •  Barbarbunga, un petit coup de mou ?
Islande – Altitude 2009m

Rappelez-vous, la semaine dernière, le Bardarbunga tenait la vedette.. 100 jours d’éruption déjà. Et le compteur continue toujours de tourner !

Diapositive1

A lire: Les 100 jours du Bardarbunga!

Du 10 au 16 décembre, l’IMO (Icelandic MET Office) maintient l’alerte orange pour l’aviation du fait de l’activité incessante sur la fissure éruptive de Holuhraun.

Donc ? Ca continue. Ceci dit, la vitesse à laquelle le sommet de la caldera s’enfonce (subsidence) ralentit. Le 17, la surface couverte par la lave atteint 79 km2.

  •  Fogo, il s’essouffle.
Cap Vert – altitude 2829 m

 L’éruption continue sur la zone du Pico de Fogo, dans la caldera de Cha mais, comme je l’indiquait la semaine passée, le taux d’émission de lave connaît un net ralentissement depuis le 9 décembre et reste faible jusqu’au 14. Les émissions de gaz et de cendres ont également diminué, devenant pour ainsi dire inexistantes le 14.

  • Fuego, intense…
Guatemala – Altitude 3763 m

Dans un bulletin spécial du 10 décembre, l’INSIVUMEH (Instituto Nacional de Sismologia, Vulcanologia, Meteorologia e Hidrologia) indique que l’activité sur le Fuego est restée élevée durant les semaines qui viennent de se passer. Elle se caractérise par l’émission de cendres, de fortes explosions et des grondements. Le 10, l’activité marque un tournant avec des explosions accompagnées de fontaines de lave atteignant 100 à 150 m au-dessus du cratère.

Du 11 au 16, les explosions entrainent la formation de panaches de cendres atteignant 650 à 850 m de haut et parcourant jusqu’à 15 km dans les directions diverses (W, SW, S et SE). Les explosions produisent parfois des ondes de chocs ressenties sur les zones proches du volcan.

Des retombées de cendres sont observées près de l’observatoire du volcan, à Morelia (9 km au SW) et Panimaché (8 km au SW).

  • Kilauea, tranquillement mais sûrement
Iles d’Hawaii (USA) – Altitude 1222m

 Le HVO (Hawaiian Volcano Observatory) nous rapporte que, entre le 10 et le 16 décembre, le niveau du lac de lave monte et descend occasionnellement dans le cratère Halema’uma’u (l’un des cratères du Kilauea).

Les dépôts de cendres, petites bombes et cheveux de Pelé (tephras) se poursuivent autour de l’évent. Les petites particules peuvent parcourir plusieurs kilomètres.

Les émissions de gaz restent élevées (source HVO – Hawaiian Volcano Observatory).

La coulée du 27 juin est toujours active. Toutefois sa progression connaît un affaiblissement. L’activité se concentre, comme la semaine passée sur un lobe étroit qui se détache sur la bordure ouest de la coulée principale. Elle avance à une vitesse de plusieurs centaines de mètres par jour.

Le 16 décembre, le front de cette coulée est mesurée à 1,6 km (contre 3,5 la semaine passée) de l’intersection entre la rue principale de Pahoa et l’autoroute n° 130, à proximité de la place du marché de Pahoa.

Pour rappel, le cratère Pu’u O’o (zone est du volcan Kilauea) est en activité depuis le 3 janvier 1983. Depuis 31 ans, son activité est sans relâche.

  •  Kuchinoerabujima, activité tangible mais sans éruption
Iles Ryukyu (Japon) – Altitude 657 m

La JMA (Japan Meteorological Agency) rapporte qu’aucune éruption n’a eu lieu sur le Kuchinoerabujima entre le 8 et le 12 décembre. Cependant, l‘activité reste élevée. Des panaches blancs s’élèvent 400 m au-dessus du cratère. Des niveaux de faible sismicité continuent d’être enregistrés. Le taux d’émission de SO2 a augmenté le 9 décembre (1700 tonnes par jour).

Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 5).

  • Mayon, évacuation maintenue
Ile de Luçon (Philippine) – Altitude 2462 m

 Le Mayon est toujours dans un état d’activité latent. Entre le 9 et le 16 décembre, ce sont des panaches blancs (dépourvus de cendres) qui s’élèvent occasionnellement au-dessus du cratère du Mayon (source : PHIVOLCS – Philippine Insitute of Volcanology and Seismology). Ils se dispersent au WSW, et le WNW.

Trois tremblements de terre d’origine volcanique sont enregistrés le 9 décembre et un autre est enregistré le 11.

Les mesures d’évacuation sont maintenues et le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5).

  • Popocatépetl, il continue
Mexique – Altitude 5426 m

 Entre le 3 et le 9 décembre, les données sismiques permettent de mettre en évidence une activité marquée par l’émission continue de vapeur et autres gaz et de cendres (source : CENAPRED – Centro Nacional de Prevencion de Desastres). Deux explosions ont lieu le 10 décembre. De multiples explosions se produisent le 16, produisant des panaches de cèdres s’élevant jusqu’à 1000 m de haut.

  •  Shiveluch, c’est toujours pareil
Kamchatka (Russie) – Altitude 3283m

 Du 27 novembre au 4 décembre, l’extrusion (= mise en place) du dôme de lave sur le flanc nord du Shiveluch continue et s’accompagne d’avalanches de débris chaudes et d’une activité fumerolienne (source : KVERT – Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team). Deux fortes explosions ont lieu les 5 et 11 décembre, elle génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent à des altitudse de 8000 à 9000 m et parcourent jusqu’à 200 km NE le 5 décembre et 364 km le 11. Des images satellites montrent une anomalie thermique le 5 et entre les 9 et 11 décembre. La couverture nuageuse masque le volcan les autres jours.

Le code couleur pour l’aviation reste à orange.

  • Sinabung, intensification
Indonésie – Altitude 2460 m

 A partir des webcams sur le site et de modèles météo, le VAAC de Darwin (Volcanic Ash Advisory Center) note qu’un panache de cendres, produit le 10 décembre, s’est élevé à une altitude de 4900 m et s’est dispersé vers le SW. L’éruption s’est intensifiée par rapport aux semaines passées. Entre les 11 et 16 décembre, les panaches de cendres ont atteint des latitudes de 4300 à 6100 m et se sont dispersés jusqu’à 30 km au N, NW et W.

Activité mondiale du 3 au 9 décembre 2014

Le Bardarbunga, une éruption majeure

 

Cette semaine, j’ouvre mon introduction sur le volcan qui fut, à la fin de l’été, entre les articles sur les méduses et ceux sur le prix des fournitures scolaires, la coqueluche des journalistes.

Le Bardarbunga…

Si dans la presse traditionnelle, on ne le voit plus guère, il n’a cessé d’habiter le Volcablog. Et cette semaine, il a la place d’honneur. Pourquoi? D’une part, parce que, le 9 décembre, le Bardarbunga a passé les 100 jours consécutifs d’activité; d’autre part, parce qu’un travail de synthèse, effectué par la Proctection Civile islandaise montre que le Bardarbunga entre dans le domaine des éruptions effusives majeures de l’histoire en Islande et donc dans l’histoire de la volcanologie (vous pourrez lire les details ci-dessous).

Allez également faire un tour du coté du Fogo. Une accélération dans la progression de la coulée a malheureusement conduit à la destruction de deux villages situés dans la caldera de Cha.

christmasvolcano

Enfin, je reparle de quelques volcans du bout du monde où l’activité continue mais dont les nouvelles nous arrivent de façon sporadiques. Nous avons par exemple l’Ambrym : le VGO nous fait part de ces travaux pour les mois de novembre et début décembre.

Pour finir cette longue introduction, je tiens à préciser que rien ne se passe de nouveau au Piton de la fournaise. Et ben donc, je n’en parlerai pas davantage!

Bonne lecture à vous tous.

Tableau récapitulatif – C’est écrit trop petit? Cliquez dessus pour agrandir.
Tableau récapitulatif – C’est écrit trop petit? Cliquez dessus pour agrandir.

 

Accès direct aux textes concernant les volcans de la semaine:

Ambrym
Mayon
Ontakesan
Popocatepetl
Reventador
Turrialba

Aira
Asosan
Bardarbunga
Fogo
Kilauea
Sinabung
Shishaldin
Shiveluch
Zhupanovsky

  • Ambrym, en baisse
Vanuatu – Altitude 1334 m

 

 Le 8 décembre, l’observatoire des risques géologiques du Vanuatu (Vanuatu Geohazards Observatory ou VGO) fait le point sur les observations et analyses, menées au cours du mois de novembre et tout début décembre, concernant le volcan Ambrym. Il conclut que le niveau d’activité a légèrement baissé. Du coup, le niveau d’alerte a été abaissé à 1 (sur une échelle de 0 à 4).

Le VGO souligne tout de même que les zones à proximité des bouches éruptives (Benbow, Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu, and Mbwelesu) restent dangereuses.

  •  Mayon, une pause toute relative
Ile de Luçon (Philippine) – Altitude 2462 m

 

 Le Mayon est toujours dans un état d’activité latent. En effet, du 3 au 8 décembre, ce sont des panaches blancs (dépourvus de cendres) qui s’élèvent occasionnellement au-dessus du cratère du Mayon (source : PHIVOLCS – Philippine Insitute of Volcanology and Seismology). Ils se dispersent au WSW, SSW et NW.

Au moins 3 tremblements de terre d’origine volcanique sont enregistrés chaque jour.

Les mesures d’évacuation sont maintenues et le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5).

  • Ontakesan, statu quo
Honshu (Japon) – Altitude 3067m

Depuis sa violente éruption du 27 septembre, le Mont Ontake connaît un net retour au calme. Les observations sur le Mont Ontake sont toujours difficiles à cause de la fréquente couverture nuageuse. Le 7 décembre, on peut néanmoins apercevoir des panaches blancs (dépourvus de cendres) qui s’élèvent 100 m au-dessus du cratère (source : JMA – Japan Meteorological Agency).

Le bilan de l’éruption brutale du 27 septembre, est toujours de 56 tués et 7 disparus.

Le niveau d’alerte est maintenu à 3 (sur une échelle de 1 à 5).

  • Popocatépetl, il explose
Mexique – Altitude 5426 m

 Entre le 3 et le 9 décembre, les données sismiques permettent de mettre en évidence une activité marquée par l’émission continue de vapeur et autres gaz, avec, occasionnellement, de petites quantités de cendres (source : CENAPRED – Centro Nacional de Prevencion de Desastres).

PacifiqueEst

Le 3 décembre, un panache de cendres s’élève à 800 m au-dessus du cratère et se dirige vers le WSW. Une explosion ce produit ce jour-là à 21h54. D’autres explosions ont lieu, avec la production de panaches dont les hauteurs sont comprises entre 600 et 800m.

Le lendemain, deux panaches sont observés et atteignent des hauteurs de 400 à 600 m, il se disperse vers le SW.

Le 6, deux explosions ont lieu à 5h44 et 6h08, elles entrainent la formation de panaches contenant peu de cendres et s’élevant à 800m de haut. Ce même jour, un petit éboulement est enregistré par une webcam, il a lieu sur le flanc nord.

Une explosion a lieu à 4h31 le 8 décembre, elle provoque l’éjection de tephras incandescents et la formation d’un panache de cendres qui s’élève à 3000 m au-dessus du cratère.

De petites retombées de cendres ont lieu à Tetela del Volcán (20 km au SW).

Deux explosions ont encore lieu le 9 à 9h17 et 9h33.

  •  Reventador, panaches, panaches…
Equateur – altitude 3562 m

 Entre les 3 et 9 décembre, l’IG (Instituto Geofisico) fait état d’une activité sismique modérée sur le Reventador. Le 3 décembre, on peut observer des émissions de vapeur. Le 4, les panaches contiennent un petit peu de cendres, il s’élèvent à 200 m au-dessus du cratère et se dispersent vers le sud. Le 5 décembre, une webcam permet d’observer les émissions de gaz et de vapeur ainsi qu’une coulée de lave sur le flanc est.

Les panaches de vapeur atteignent jusqu’à 700 m de haut le 7 décembre, ils se dispersent vers le NW, le 9, c’est vers le SW qu’ils se dirigent.

  •  Turrialba, coup de gueule
Costa Rica – Altitude 3340 m

 

 Le 8 décembre, une forte explosion « strombolienne » secoue le Turrialba. Elle dure environ 10 minutes. Il est à noter qu’aucun signe précurseur ne l’a précédée. Environ 1 cm de cendres se dépose jusqu’à 300m du cratère et en direction de l’ouest (source : OVSICORI-UNA – Observatorio Vulcanologico y Sismologico de Costa Rica – Univsersidad Nacional).

  •  Aira, explosions sur stratovolcan
Kyushu (Japon) – Altitude 1117 m

 Entre les 5 et 8 décembre, le VAAC de Tokyo (Volcanic Ash Advisory Center) rapporte que 3 explosions se sont produites sur le cratère Showa dans la caldera Aira (stratovolcan Sakurajima). Les tephras sont éjectés jusqu’à 1800 m du cratère. Les panaches atteignent des altitudes comprises entre 1800 et 3000 m et se dispersent vers le SE et l’est.

 Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 5).

  •  Asosan, activité en cours
Ile Kyushu (Japon) – Altitude 1592 m

 Sur la preuve de données sismiques et de mesures d’infrasons, le JMA (Japan Meteorological Agency) rapporte que l’éruption qui a débuté le 25 novembre sur le cratère Nakadake se poursuit entre les 1er et 8 décembre. Le mauvais temps masque fréquemment le volcan, empêchant les observations directes. Le 2 décembre, de petites retombées de cendres sont observées à Sensui Gorges, 2 km au NE du cratère Nakadake.

 Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 5).

  •  Barbarbunga, les 100 jours
Islande – Altitude 2009m

 Du 3 au 9 décembre, l’IMO (Icelandic MET Office) maintient l’alerte orange pour l’aviation du fait de l’activité incessante sur la fissure éruptive de Holuhraun.

Le 9 décembre, cela a fait 100 jours exactement que le Bardarbunga est entré en éruption. Voilà l’occasion de faire un petit bilan.

Le Conseil Scientifique de la Protection Civile Islandaise a compilé les données depuis le début de l’éruption (soit du 31 août au 3 décembre) : il se dégage de cette analyse une diminution du taux de subsidence sur la caldera : de 80 cm par jour au début, on est passé à 25 cm par jour actuellement. La subsidence est concentrée au centre de la caldera. Cette analyse montre également une diminution de l’intensité de l’activité éruptive sur la zone de Holuhraun. La zone recouverte par la lave atteint une surface de 76 km2 (mesure du 9 décembre). Cela en fait le plus grand champ de lave observé en Islande depuis l’éruption du Laki (1783-1784) ce qui n’est pas la moindre des références. Il est également important de noter que la sismicité reste élevée.

Le Bardarbunga, une éruption effusive majeure Vu depuis le NNW, début décembre 2014 Image courtesy of Icelandic MET Office - Photographe: Martin Hensch
Le Bardarbunga, une éruption effusive majeure
Vu depuis le NNW, début décembre 2014
Image courtesy of Icelandic MET Office – Photographe: Martin Hensch

 

Enfin, les émissions de gaz ont eu un impact dans toute l’Islande pour la première fois en 150 ans. La pollution de l’air liée à l’éruption provoque des mises en garde quotidiennes pour les populations locales.

Progression de la coulée entre le 29/08/14 et le 14/11/14. image courtesy of Icelandic MET Office
Progression de la coulée entre le 29/08/14 et le 14/11/14. image courtesy of Icelandic MET Office.

En d’autres termes, l’éruption du Bardarbunga est une éruption majeure en Islande durant toute la période historique. Je suis désolée de devoir déboulonner un mythe médiatique, mais à côté du Bardarbunga, l’éruption de l’Eyjafjallajökull fut somme toute bien fade…

  •  Fogo, deux villages quasiment rayés de la carte.
Cap Vert – altitude 2829 m

 L’éruption continue sur la zone du Pico de Fogo, dans la caldera de Cha.

L’éruption s’est intensifiée le 6 décembre : la coulée émise par le Pico de Fogo a atteint une vitesse de progression jusqu’à 30 mètres par heure !

Dans l’après-midi de ce même jour, 20 maisons se situant dans la partie nord du village de Portela ont été détruites. Les autorités ont prononcé une évacuation complète de la zone. Une nouvelle route a été coupée par la coulée et plus tard, toujours dans la journée du 6, cette dernière a rejoint le village de Bangaeira. En peu de temps, plus de la moitié de ce village a été recouvert par la lave, très fluide. Le soir, il ne restait que quelques maisons intactes.

Diapositive1

De plus, les émissions de cendres ont conduit à annuler les vols sur l’île.

Le 8 décembre, environ 90% du village de Bangaeira et 95 % du village de Portela ont été détruits par la coulée. 1500 personnes ont été évacuées, 848 de ces personnes doivent loger dans des abris d’urgence.

Apres avoir traversé ces deux villages le front de coulée mesurait 300 m de large. Le 9 la coulée a connu un ralentissement.

  • Kilauea, place du marché, y’a une coulée
Iles d’Hawaii (USA) – Altitude 1222m

 Le HVO (Hawaiian Volcano Observatory) nous rapporte que, entre le 3 et le 9 décembre, le niveau du lac de lave monte et descend occasionnellement dans le cratère Halema’uma’u (l’un des cratères du Kilauea).

Les dépôts de cendres, petites bombes et cheveux de Pelé (tephras) se poursuivent autour de l’évent. Les petites particules peuvent parcourir plusieurs kilomètres.

Les émissions de gaz restent élevées (source HVO – Hawaiian Volcano Observatory).

 La coulée du 27 juin est toujours active. Toutefois sa progression connaît un affaiblissement. Un lobe étroit se détache sur la bordure ouest de la coulée principale et avance à une vitesse de plusieurs centaines de mètres par jour. Le 9 décembre, le front de coulée est mesurée à 3,5 km de l’intersection entre la rue principale de Pahoa et l’autoroute n° 130, à proximité de la place du marché de Pahoa.

Carte de la coulée du 27 juin actualisée le 9/12/14: la partie active est en rouge (à gauche donc). Image courtesy of HVO/US Geological Survey.
Carte de la coulée du 27 juin actualisée le 9/12/14: la partie active est en rouge (à gauche donc). Image courtesy of HVO/US Geological Survey.

 

Pour rappel, le cratère Pu’u O’o (zone est du volcan Kilauea) est en activité depuis le 3 janvier 1983. Depuis 31 ans, son activité est sans relâche.

  • Sinabung, panaches à répétition
Indonésie – Altitude 2460 m

 A partir des webcams sur le site et de modèles météo, le VAAC de Darwin (Volcanic Ash Advisory Center) note qu’un panache de cendres, produit le 3 décembre, s’est élevé à une altitude de 3000 m et s’est dispersé vers l’est. Les éruptions du 5 au 7 décembre ont également produit des panaches de cendres qui ont parcouru entre 2 et 20 km dans de multiples directions. Le 9, un panache s’est élevé jusqu’à 4300 m d’altitude et s’est ensuite dirigé vers l’ouest.

  • Shishaldin, Christmas volcano 2014
Fox Islands (USA) – Altitude 2857 m

 L’AVO (Alaska Volcano Observatory ) rapporte que la sismicité est toujours élevée sur le Shishaldin. Lorsque le temps le permet, les images satellites mettent en évidence une anomalie thermique (c’est chaud).

Le 9, les webcam montre de faibles émissions de vapeur. Il est probable que la production d’une petite quantité de lave se poursuive à l’intérieur du cratère du volcan.

Le code couleur pour l’aviation reste à orange.

Et accessoirement, le Shishaldin est Chritsmas volcano 2014…

christmasvolcano

  • Shiveluch, c’est toujours pareil
Kamchatka (Russie) – Altitude 3283m

 Du 27 novembre au 4 décembre, l’extrusion (= mise en place) du dôme de lave sur le flanc nord du Shiveluch continue et s’accompagne d’avalanches de débris chaudes et d’une activité fumerolienne (source : KVERT – Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team).

Une anomalie thermique est détectée sur le dôme via les images satellites les 28 et 29 novembre ainsi que le 2 décembre. La couverture nuageuse empêche toute observation les autres jours.

Le code couleur pour l’aviation reste à orange.

  •  Zhupanovsky, toujours très actif
Kamchatka – Altitude 2899 m

 Les explosions avec production de cendres se poursuivent sur le Zhupanovsky entre le 25 novembre et le 1er décembre (source : KVERT – Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team). Les panaches de cendres atteignent une altitude de 6000 m et parcourent jusqu’à 422 km en direction de l’est et du SE.

Une anomalie thermique (c’est chaud) est détectée sur les images satellites les 28 et 29 novembre. Les autres jours, soit le volcan est calme, soit il est caché sous l’épaisse couverture nuageuse.

Le code couleur pour l’aviation civile est maintenu à orange.

Activité mondiale du 26 novembre au 2 décembre 2014

Trop de bonheur…

Cette semaine je suis en joie avec un florilège de volcans aux noms impossibles, connus de personnes ou presque et perdus dans les terres australes ou sur des îles dont personne ne sait très bien comment elles fonctionnent ni à quelle nationalité elles appartiennent.

La palme d’or revient tout de même au Moyorodake-Medvezh’Ya-Moyoroyama- Medvezhia (enfin qui est fait le Kudriavy…), je vous conseille vivement la lecture du paragraphe qui lui est consacré.

A part ça, les inconditionnels de stars volcaniques trouveront un petit topo sur le Piton de la Fournaise.

Tableau récapitulatif – C’est écrit trop petit? Cliquez dessus pour agrandir.
Tableau récapitulatif – C’est écrit trop petit? Cliquez dessus pour agrandir.

 

Accès direct aux textes concernant les volcans de la semaine:

Chirinkotan
Heard
Moyorodake
Piton de la Fournaise

Aira
Asosan
Bardarbunga
Copahue
Fogo
Fuego
Kilauea
Shishaldin
Shiveluch
Zhupanovsky

  • Chirinkotan, suspect
Iles Kouriles (Russie) – Altitude 724 m

 Le SVERT (Sakhalin Volcanic Eruption Response Team) rapporte que, depuis le 21 novembre, une anomalie thermique (c’est chaud) et une augmentation des émissions de gaz ont été détectées sur les images satellites du Chirinkotan. Le 27 novembre, le panache de gaz a parcouru 40 km en direction du SE.

Le code couleur pour l’aviation est élevé à jaune.

  •  Heard, mais où est-il ??
Plateau des Kerguelen, territoire australien – Altitude 2745 m

 Ce petit bout d’île perdu dans les terres australes fait partie de ceux dont on n’entend quasiment jamais parler et dont il n’est pas évident de savoir où ils se trouvent.

Donc, voilà, c’est là :

C’est peu dire que les informations provenant de cette partie des terres australes sont rares. C’est donc un honneur d’en avoir quelques bribes de nouvelles.

D’après les données s’un satellite appartenant à la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), il y aurait une anomalie thermique (c’est chaud) sur le flanc est du volcan de l’île Heard. Il s’agit d’images faites entre le 2 et le 30 novembre. La couverture nuageuse rend les prises de vues impossibles les 1er et 2 décembre. Ces anomalies thermiques sont confirmées par des images MODIS (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer : en gros ce sont des appareils photos qui photographie la chaleur). Ces anomalies serrant dues à la persistance d’un lac de lave sur le volcan et également de probables coulées de lave.

  •  Moyorodake, à moins que ce ne soit le Medvezh’Ya ?
Ile Etorofu – Altitude 1124 m

 Le statut de l’île Etorofu n’est pas un long fleuve tranquille. Elle est à la fois revendiquée par les russes et les japonais. Raison pour laquelle la plupart des lieux ont deux noms : russe et japonais. Il faut donc maitriser ces deux langues… pas simple.

Alors voilà : le mont Moyorodake est aussi le Medvezh’Ya et l’île Etorofu n’est autre que l’île Iturup. Sahcant que l’on trouve diverses orthographes de ces noms dans notre modeste alphabet latin (Itouroup, Medvezhia, Moyoro-yama …), on est carrément mal barrés.

Enfin, bref, ce volcan, il est là :

Le 27 novembre, le SVERT (Sakhalin Volcanic Eruption Response Team) rapporte que, durant les 10 jours qui viennent de s’écouler une anomalie thermique et un renforcement des dégagements de gaz ont été détectés sur le ? Moyorodake ? Ah ah ben non, sur le Kudriavy, (ah ah ah), un édifice qui appartient au grand complexe volcanique de Moroyodake.

La taille et l’intensité de l’anomalie thermique ont considérablement augmenté le 27 novembre.

Des émissions de gaz sont encore observées le 29 novembre.

Le code couleur pour l’aviation est élevé à jaune.

  •  Piton de la Fournaise, favoritisme honteux !
Ile de La Réunion (France) – Altitude 2632 m

 Et oui, parler du Piton de la Fournaise dans cette rub, cette semaine, relève d’un favoritisme honteux. En effet, rien de folichon sous le soleil de l’océan indien. Mais le volcanologue est faible, il cède facilement aux tentations… donc je cède et j’en parle quand même.

Entre le 1er novembre et le 1er décembre, la vigilance avait déjà été prononcée, en effet, une augmentation de l’activité géophysique était rapportée par l’OVPF (Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise) avec 113 séismes volcano-tectnoiques enregistrés durant cette période, des déformations (constantes depuis septembre 2014) et un changement dans les émissions de gaz. Cependant, la vigilance avait été levée lundi dernier.

Or, le jeudi 4 décembre, à 10h, l’état de vigilance est de nouveau prononcé en raison d’une reprise de l’activité sismique et des déformations.

Affaire à suivre, quand même: vous pouvez consulter ce lien.

  •  Aira, volcan vache-qui-rit
Kyushu (Japon) – Altitude 1117 m

 Ah, là on tient un candidat fidèle, un vrai.

Le JMA (Japan Meteorological Agency) indique que, entre les 25 et 28 novembre, des explosions de petite ampleur se déroulent sur le cratère Showa, dans la caldeira Aira sur le volcan Sakurajima.

De plus, le VAAC (Volcanic Ash Advisory Center) de Tokyo rapporte que, entre les 27 et 30 novembre, les panaches consécutifs aux explosions sur le cratère Showa, ont atteint des altitudes comprises entre 1500 et 4900 m. Ils se sont dispersés dans des direction NE, E ou SE.

Une éruption a lieu le 2 décembre, elle entraine la formation d’un panache de atteignant 1500 m d’altitude et se dispersant vers le SE.

Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 5).

  •  Asosan des cendres sur Miyazaki
Ile Kyushu (Japon) – Altitude 1592 m

 Le JMA rapporte que le 25 novembre, une éruption a lieu après une augmentation de l’activité sismique quelques heures auparavant. Des panaches de cendres s’élèvent alors, atteignant jusqu’à 1000 m de haut. Ils sont a l’origine de retombées de cendres à l’est,  à Hanoi Aso (région de Kumamoto ), Taketa (30 km au NE, région d’Oita ), Gokase (25 km au WSW, région de Miyazaki ) et à  Minamiaso (10 km au SW, région de Kumamoto ). Ce même jour du 25, des tephras sont éjectés depuis le cratère jusqu’à une distance de 100 m.

Aso et autour

L’activité sismique reste élevée et l’éruption fort jusqu’au 27 novembre. Les panaches de cendres montent alors jusqu’à 1500 m de haut.

Une campagne de terrain sur le secteur sud du cratère Nakadake permet d’observer une activité de type strombolien (terme que je ne cautionne pas mais bon) avec un dépôt de cendres épais de 7 cm et l’émission de scories allant jusqu’à la taille d’un poing.

Les retombées de cendres atteignent alors une large portion ouest: principalement à  Kumamoto (38 km au WSW). Les vols en direction et au départ de Kumamoto sont annulés ou déroutés.

Le 28, les panaches de cendres atteignent toujours 1500 m de haut. Il en va ainsi jusqu’au 30 novembre. Les 1er et 2 décembre, le mauvais temps rend les observations impossibles mais des indices laissent supposer que l’éruption continue.

Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 5).

  •  Barbarbunga, la caldera s’est affaissée de 50m !
Islande – Altitude 2009m

Du 26 novembre au 2 décembre, l’IMO (Icelandic MET Office) maintient l’alerte orange pour l’aviation du fait de l’activité incessante sur la fissure éruptive de Holuhraun.

L’activité se fait toujours par impulsions, comme je l’ai déjà évoqué la semaine dernière (voir l’article) : toutes les 5 à 10 minutes, de la lave est expulsée depuis l’évent et ce pendant une durée de 2 à 3 minutes. Le 1er décembre, la surface totale recouverte par la lave est estimée à 75 km2.

La subsidence de la caldera se poursuit. Une mesure effectuée lors d’un survol de la zone le 26 novembre montre qu’elle atteint désormais 50 m (la caldera a perdu 50 m en hauteur !) pour un volume correspondant estimé de 1,4 km3. Toutefois, la vitesse à laquelle la subsidence se fait a diminué dans la partie centrale de la caldera comparativement aux premiers mois de l’activité.

La sismicité est toujours importante.

  •  Copahue ? Régulier…
Frontière Chili/Argentine – Altitude 2953 m

 Des émissions de gaz et vapeur, avec peut être une petite quantité de cendres s’échappent du Copahue le 26 novembre (source : Buenos Aires VAAC – Volcanic Ash Advisory Center). Le panache atteint des altitudes comprises entre 3400 et 3700 m et se disperse jusqu’à 65 km en direction de l’est. Le 30 novembre, la présence d’un panache diffus mais continuellement présent est confirmée par un pilote. Ce même panache persistant est détecté sur des images satellites les 1er et 2 décembre. Il s’accompagne de l’émission de cendres.

  •  Fogo, des maisons détruites, la zone de la caldera évacuée
Cap Vert – altitude 2829 m

 L’éruption se poursuit sur le Fogo (dans la caldera de Cha) entre les 26 novembre et 2 décembre. Dans la matinée du 30, l’éruption s’intensifie et la lave progresse à une vitesse de 20 m par jour. La seule route qu’il était encore possible d’emprunter entre le Parc National et Portela (la principale ville située dans la caldera) est fermée.

Diapositive1

Les autorités déclenche l’évacuation de tous les habitants qui se trouvent dans la caldera.

La coulée a déjà détruit au moins 25 maisons, des terres agricoles ainsi que le musée du Parc Naturel du Fogo.

En date du 2 décembre, il y a deux fronts de coulée. La lave atteint d’autres maisons, une école et un hôtel.

  • Fuego, explosions, ondes de chocs, panaches et retombées de cendres
Guatemala – Altitude 3763 m

L’INSIVUMEH (Instituto Nacional de Sismologia, Vulcanologia, Meteorologia e Hidrologia) rapporte que des explosions ont lieu au Fuego du 28 au 30 novembre, provoquant des panaches de cendres qui atteignent 1200 m de hauteur et se disperse jusqu’à 25 km au S, SW ou W. Les ondes de chocs liées aux explosions sont parfois ressenties par les riverains.

Fuego
Fogo, Fuego et Fuego… de Colima

Du matériel incandescent est éjecté jusqu’à une distance de 100 à 150 en dessous du cratère les 29 et 30 novembre.

Des retombées de cendres sont rapportées à Panimaché I and II (8 km au SW), Morelia (9 km au SW) et Santa Sofía (12 km au SW).

Dans un bulletin spécial du 1er décembre, le INSIVUMEH note que l’activité est similaire à celle des jours précédents et qu’elle est caractérisée par des périodes d’explosions fréquentes et intenses (6 à 8 par jour)

Tout début décembre, les panaches atteignent 1300 m de haut et se dispersent 20 km au SW ou W. Les explosions sont parfois entendues jusqu’à 30 km à la ronde. Les retombées atteignent Morelia, Santa Sofía, Panimaché, et Yepocapa

  •  Kilauea, déflation au sommet, alimentation en baisse
Iles d’Hawaii (USA) – Altitude 1222m

 Le HVO (Hawaiian Volcano Observatory) nous rapporte que, entre le 26 novembre et le 2 décembre, le niveau du lac de lave monte et descend occasionnellement dans le cratère Halema’uma’u (l’un des cratères du Kilauea).

Les dépôts de cendres, petites bombes et cheveux de Pelé (tephras) se poursuivent autour de l’évent. Les petites particules peuvent parcourir plusieurs kilomètres.

Les émissions de gaz restent élevées (source HVO – Hawaiian Volcano Observatory).

Localisation des zones actives de la coulée mentionnées dans le texte: active tip of new lobe"= nouveau lobe actif géothermique abandonné – A droite « leading tip of active breakouts »= partie active de la coulée proche de Pahoa. Image courtesy of HVO/US Geological Survey.
Localisation des zones actives de la coulée mentionnées dans le texte: voir surtout « active tip of new lobe »= nouveau lobe actif qui évolue en marge de la coulée principale. Image courtesy of HVO/US Geological Survey.

La coulée du 27 juin est toujours active. Un survol de la coulée effectué le 1er décembre montre qu’une étroite langue de coulée a pris naissance sur la portion ouest de la coulée principale. Cette coulée secondaire a parcouru 2,8 km et provoqué des feux de végétation sur son passage. Il a été également observé que l’alimentation en lave a baissé (via un tube de lave qui alimente l’ensemble de la coulée). Cette baisse est due à une déflation du sommet qui est en cours depuis le 29 novembre. On peut donc dire qu’il y a un certain ramollissement de l’activité pour cette coulée du 27 juin.

 Pour rappel, le cratère Pu’u O’o (zone est du volcan Kilauea) est en activité depuis le 3 janvier 1983. Depuis 31 ans, son activité est sans relâche.

  •  Shishaldin, p’tet ben qu’il est en éruption
Fox Islands (USA) – altitude 2857 m

La sismicité ainsi que les températures de surface, au niveau du cratère, demeurent élevées sur le Shishaldin (source : AVO – Alaska Volcano Observatory).

Le sommet du Shishaldin avec son panache de vapeur 3 décembre 2014 à 18h47 Image courtesy of AVO/USGS – Photographe : Levi Musselwhite
Le sommet du Shishaldin avec son panache de vapeur. Photo en date du 3 décembre 2014 à 18h47. Levi Musselwhite, le photographe, se trouve dans un bateau en mer de Bering à environ 120 km au nord du Shishaldin.
Image courtesy of AVO/USGS – Photographe : Levi Musselwhite

 

Il est probable qu’une éruption marquée par une émission de lave soit en cours au sommet de ce volcan.

Le code couleur pour l’aviation est maintenu à orange.

  •  Shiveluch, balaise !
Kamchatka (Russie) – Altitude 3283m

 L’extrusion (= mise en place) du dôme de lave sur le flanc nord du Shiveluch continue et s’accompagne d’explosions, de production de cendres, d’avalanches de débris chaudes et d’une activité fumerolienne (source : KVERT – Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team).

De fortes explosions ont lieu le 23 novembre à 10h26 et le 26 à 3h38. Elles provoquent la formation d’un panache de cendres qui atteint des altitudes comprises entre 8000 et 9000 m. Ces panaches parcourent des distances allant jusqu’à 400 km en direction du NE et 200 km en direction du SE.

L’anomalie thermique sur le dôme est identifiée sur les images satellites des 22 et 23 novembre ainsi que des 26 et 27 novembre. La couverture nuageuse masque le volcan les autres jours.

 Le code couleur pour l’aviation reste à orange.

  •  Zhupanovsky, explose seul dans son coin
Kamchatka – Altitude 2899 m

 Le KVERT (Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team) rapporte que de fortes explosions ont ébranlé le Zhupanovsky le 23 novembre à 2h06 et le 25 novembre à 12h14. Les panaches de cendres produits par ces explosions ont atteint 7000 à 8000 m d’altitude et se sont dispersés jusqu’à 350 km à l’est et au SE.

Les images satellites montrent une anomalie thermique sur le volcan les 22, 25 et 27 novembre. La couverture nuageuse masque le volcan les autres jours.

Activité mondiale du 3 au 9 septembre

L’activité est bien fournie cette semaine, de l’ile lilliputienne la plus inconnue aux mastodontes médiatiques, faisons un tour d’horizon en cartes et vidéos.

Aujourd’hui je laisse la vedette à deux toutes petites iles volcaniques: Barren (en mer d’Andaman) et Manam en Papouasie Nouvelle Guinée. Pour qu’elles existent un petit peu dans l’esprit des hommes…

A l’opposé, je reviens faire le point sur le très médiatique Bardarbunga. Contrairement à ce que vous pouvez lire ou entendre, non, le Bardarbunga n’est pas à l’arrêt ! Explications ci-dessous…

Enfin, comme il est assez peu commun de maitriser sa géographie islandaise sur le bout des jökull(s?), je vous ai rajouté cartes et explications pour essayer d’éclaircir ce brouillard volcanique. Dyngjujökull, au scrabble, ça peut faire son effet. Et vous allez enfin comprendre où il est situé.

tableau 3-9
Tableau récapitulatif – C’est écrit trop petit? Cliquez dessus pour agrandir.
Ile de Barren, vit sa vie mais est surpris de temps à autre
Archipel d’Andaman (Inde) – Altitude 354m

 Le Darwinn VAAC (Volcanic Ash Advisory Centre) rapporte l’émission de cendres depuis l’ile de Barren. Cette information est basée sur un SIGMET émis le 9 septembre à la mi-journée. Un SIGMET est un « SIGnificant METeorological Informaion », message destiné aux aéronefs et signalant les phénomènes météorologiques dangereux.. Le panache étant peu développé, il n’a pu être identifiable sur les images satellites.

L’ile de Barren se trouve 1500km à l’est du continent indien, en Mer d’Andaman (dézoomez la carte ci-dessus pour visualiser)

Manam, pris en flag’ par images satellites
Papouasie Nouvelle Guinée – Altitude 1807m

 Des images satellites en date du 6 septembre montrent une propagation de cendres au dessus de l’île de Manam à 10h32 et 11h32. Le panache atteint 2100m de haut et parcourt 27 km vers le nord-ouest. Manam vient compléter le tableau des deux volcans de Papouasie Nouvelle Guinée dont j’ai parlé la semaine dernière : le Tavurvur (Rabaul) et le Bagana (plus discret cette semaine).

Manam
Manam, le Tavurvur et le Bagana
Aira, un volcan à hauts risques
Kyushu (Japon) – Altitude 1117 m

 Le niveau d’alerte 3 est maintenu par le JMA (Japan Meteorological Agency) sur la caldeira Aira (volcan Sakurajima).

L’Aira est toujours aussi explosif avec 41 explosions enregistrées entre le 1er et le 7 septembre. L’émission de cendres est rapportée par le VAAC de Tokyo mais elle n’est pas observable sur les images satellites et ce jusqu’au 9 septembre. Le 9 septembre, à 4h37, on peut enfin observer le panache sur les images satellites, il atteint alors 3300m et se dirige vers le sud. Une activité sismique est également enregistrée.

 Asosan, 1200 tonnes de SO2 par jour !
Kyushu (Japon) – Altitude 1592 m

C’est à cela qu’a ressemblé l’activité de notre bon Monsieur Aso cette semaine

Le 1er septembre, une éruption a lieu sur le cratère Nakadake, elle engendre un petit panache de couleur blanc cassé (on est très à cheval sur les couleurs en volcano…), ce qui suggère la présence d’un petite quantité de cendres (source : JMA : Japan Meteorological Agency). Ce panache atteint 1200 m de haut. Les séismes d’origine volcaniques sont importants : entre 48 et 92 par jour du 1er au 4 septembre ; et entre 55 et 129 par jour du 5 au 7.

Une éruption a également lieu le 6 avec un panache consécutif de 600 m de haut.

Le taux de SO2 émis est toujours notable : 1200 tonnes par jour.

Barbarbunga, non, il n’est pas à l’arrêt !
Islande – Altitude 2009m
Le site de l'éruption, en Islande
Le site de l’éruption, en Islande

 Entre le 3 et le 9, les émissions de lave, de gaz et une activité sismique élevée continuent dans le secteur de Holuhraun. Les observations de terrain montrent toutefois que la production de cendres est négligeable.

Des images radar montre une dépression de 0,5 à 1 km de large au niveau du glacier Dyngjujökull (situé à environ 2 km au sud de l’endroit où se déroule l’éruption). Le Dyngjujökull est un lobe glaciaire situé à l’extrémité septentrionale du Vatnajökull, l’énorme calotte de glace située au sud-est de l’Islande).

Le 4, l’activité effusive est constante et la coulée émise recouvre alors 10,8 km2. Le 5, deux nouvelles fissures sont observées au sud de la zone active. Ces fissures produisent de la lave, mais à un taux moindre que la fissure principale. Un panache de vapeur est observé ce jour-là, il atteint 460 m de haut.

Le 6, de grands changements sont observées au niveau du glacier situé au-dessus du Bardarbunga (le Vatnajökull) : une large zone, correspondant au plancher de la caldera du Bardarbunga s’est enfoncée. Il n’y a pas de signes d’éruption. Il s’agirait donc « seulement » d’une subsidence d’origine tectonique (disons « mécanique »).

Le Bardarbunga est situé sous le Vatnajökull et les fissures actuellement actives à Holuhraun en sont le prolongement.

Parallèlement, on remarque que deux petites dépressions sont apparues au niveau du Dyngjujökull (pointe nord du Vatnajökull), suggérant que de brèves éruptions sous-glaciaires ont eu lieu.

bardarZOOM
C’est vrai qu’on s’y perd un peu dans les jökull(s?) islandais. Dyngjujökull est un lobe glaciaire situé à la pointe nord du Vatnajökull

Le 7 septembre, le taux d’effusion sur la fissure principale est de 100 à 200 m3 par seconde… c’est pas mal. Ce jour-là, la coulée rejoint une rivière (Jökulsá á Fjöllum), de la vapeur est produite mais aucune activité explosive significative due à la rencontre entre l’eau et la lave n’est rapportée.

Les 8 et 9, les deux petites fissures méridionales, ouvertes le 5, semblent se mettre à l’arrêt. La totalité de l’ère recouverte par les coulées atteint alors 19 km2.

Le code pour l’aviation civile est orange.

Non, décidément, on ne peut pas dire que le Bardarbunga ait ni cessé, ni diminué en activité…

Bezymianny, pour qu’on ne l’oublie pas
Kamchatka Central (Russie) – Altitude 2882m

 Une activité sismique de faible intensité continue ainsi qu’une activité fumerolienne modérée. Une petite anomalie thermique est également rapportée par les données satellite (c’est un peu chaud). Bref, le Bezymianny n’est pas complètement au repos mais pas franchement actif non plus… Volcan « ni-ni ».

Fuego, un lahar de 75m et une route coupée.
Guatemala – Altitude 3763 m

Le 2 septembre, un lahar roule sur le flanc sud-ouest : 75 m de large pour 2,5m de haut. Cet écoulement boueux coupe la route qui relie Santa Lucia Cotzulmaguapa et les petits villages de Morelia, Santa Sofía, and Panimaché.

Du 3 au 9, le INSIVUMEH (Instituto Nacional de Sismologia, Vulcanologie, Meteorologia e Hidrologia) rapporte que des panaches de fumerolles atteignent de 300 à 600 m au-dessus du sommet du Fuego. Des explosions faibles à modérées avec expulsions de cendres ont lieu chaque jour avec des panaches de 500 à 800 m. On rapporte également de petites avalanches de débris, toujours sur le quart sud-ouest des flancs du volcan.

Les villages de Yepocapa (8 km au WNW), Sangre de Cristo (8 km au WSW), Panimaché I and II (8 km au SW), Morelia (10 km au SW), Santa Sofía (12 km au SW), Yucales (12 km au SW), et Porvenir (8 km au ENE), entre autres, subissent des retombées de cendres.

 Karymsky, discret
Kamchatka oriental (Russie) – Altitude 1536m

L’activité sismique demeure modérée à faible cette semaine. Un panache de cendres de 4000m de haut a pu être observé par satellite le 3, il s’est propagé 9km vers le ouest-sud-ouest. C’est donc une activité bien réelle mais relativement discrète. (source : KVERT : Kamchatkan Volcanic Erutpion Response Team)

Brochette de volcans, Pacifique nord
Brochette de volcans, Pacifique nord
 Kilauea, et la coulée ? Et ben… elle coule toujours
Iles d’Hawaii (USA) – Altitude 1222m

 Le HVO (Hawaiian Volcano Observatory) nous rapporte que, entre le 3 et le 9 septembre, le niveau du lac de lave monte et descend dans le cratère Halema’uma’u, restant entre 50 et 60 m en dessous des lèvres du cratère.

Les dépôts de cendres, petites bombes et cheveux de Pelé se poursuivent autour de l’évent. Les petites particules parcourent plusieurs kilomètres. Les émissions de gaz restent élevées, particulièrement le 2 (entre 3300 et 6700 tonnes de gaz par jour).

Quelques imprécisions dans le commentaire mais cette video donne une bonne idée de ce qui se passe à Hawaii.

Au niveau du cratère Pu’u O’o, il n’y a pas beaucoup de changement. Le 3, le niveau d’alerte a cependant était élevé du fait de l’avancée de la coulée du 27 juin. Le 10 septembre, elle avait parcouru 14,5 km et n’est plus qu’à 600 m de la lisière est de la réserve forestière Wao Kele. Contrairement à ce que l’ont pensait la semaine passée, elle n’a pas encore atteint les habitations. Elle devrait atteindre Kaohe dans un jour et demi et la route de Pāhoa d’ici 14 à 16 jours. Cette prévision est appelée à être revue constamment en fonction des obstacles que la coulée va rencontrer ou non durant son parcours.

Pour rappel, le cratère Pu’u O’o (zone est du volcan Kilauea) est en activité depuis le 3 janvier 1983. Depuis 31 ans, son activité est sans relâche.

Kuchinoerabujima, sur le pied de guerre
Iles Ryukyu (Japon) – Altitude 657 m

 A classer parmi les volcans « ni-ni ». Il montre des signes tangibles d’activité. Pourtant, il n’y a pas de manifestations « extérieures » de cette activité (explosions, panaches de cendres, coulées…)

Le niveau d’alerte est maintenu à 3. La sismicité augmente entre les 3 et 5 septembre et des panaches de gaz et vapeur sont fréquents. A surveiller donc.

Poás, l’impulsif
Costa Rica – Altitude 2708m

 Trois éruptions phréatiques ont eu lieu dans le lac de cratère du Poás (le lac naturel le plus acide au monde : pour rappel, son pH avoisine zéro). Ces éruptions associant eau et magma ont eu lieu de 27 août, à 2 minutes d’intervalle les unes des autres. L’une d’elle a généré un panache qui s’est élevé 200m au-dessus de la surface du lac.

Sur le Poás, ce type d’éruption a tendance à se produire de façon « impulsive », sans singes précurseurs et elles sont de courtes durées (5 à 10 secondes). Source : OVSICORI-UNA : Observatorio Vulcanologico y Sismologico de Costa Rica – Universidad Nacional.

Popocatépetl, activité continue
Mexique – Altitude 5426m

 L’activité est sismique et s’accompagne de l’émission de gaz dont de la vapeur. Le 7, un panache de cendres atteint 1000 m de haut et se dirige cap ouest-nord-ouest.

 Rabaul (Tavurvur), il récupère…
Papouasie Nouvelle Guinée (Nouvelle Bretagne) – Altitude 688m

 Du 31 août au 5 septembre, le Tavurvur, situé dans la caldeira de Rabaul, est demeuré plutôt calme. Toutefois, de la vapeur a pu être aperçue, s’échappant du sommet et prenant parfois des teintes bleutées. Des grondements sont perceptibles les 30 et 31 août.

La sismicité reste élevée avec une fréquence en nette baisse toutefois (10 évènements enregistrés par jour début septembre contre 80 fin août). Le Tavurvur semble donc marquer une pause par rapport à son coup d’éclat de la semaine passée (source : Rabaul Volcano Observatory).

Revendator, vapeur, cendres et explosions
Equateur – Altitude 3562 m

 L’IG (Instituto Geofisico) qualifie l’activité du Reventador de modérée avec des explosions et des tremblements de terre.

Comme la semaine passée, la couverture nuageuse rend souvent les observations difficiles. Toutefois, du 5 au 8 septembre, l’émission de vapeur ainsi que d’une faible quantité de cendres est mise en évidence. Dans la matinée du 5, une explosion engendre un panache et éjecte des blocs jusqu’à 500 m en dessous du cratère (flanc ouest). Une explosion est également détectée par caméra thermique dans la journée suivante. Le 7, des grondements sont entendus et un panache de 1000m de haut est observable. Le 8, c’est un nuage de vapeur contenant un petit peu de cendres qui est produit.

Une anomalie thermique est mesurée par satellite.

Santa Maria, spécialiste des lahars
Guatemala – Altitude 3772m
Palajunoj, aux pieds du Santa Maria
Palajunoj, aux pieds du Santa Maria

 Du 3 au 9, le Santa Maria connaît une activité fumerolienne (INSIVUMEH : Instituto Nacional de Sismologia, Vulcanologie, Meteorologia e Hidrologia). De plus, une coulée de lave active sur le flanc est continue de générer des panaches de cendres. Le 4, c’est une fine pluie de cendres qui se disperse à l’ouest dans le secteur de Palajunoj (18 km au SSW). Le 7 septembre, un puissant lahar est détectée grâce à sa signature sismique (avec mobilisation de particules de tailles fines jusqu’aux blocs : plus de 40 m).

Des odeurs de soufre sont également rapportées.

 Shiveluch, la croissance du dôme continue
Kamchatka (Russie) – Altitude 3283m

L’activité explosive et effusive continue au Shiveluch (KVERT : Kamchatkan Volcanic Erutpion Response Team). C’est la mise en place (extrusion) d’un dôme de lave (lave visqueuse) sur le flanc sud-est qui domine le dynamisme du Shiveluch actuellement : explosions modérées avec production de cendres, activité fumerolienne et avalanches de débris. Les données stellites montre la persistance d’une anomalie thermique dans la zone du dôme, ce qui est, somme toute, logique.

Le niveau d’alerte est maintenu à « orange ».

 Tungurahua, de nombreux villages sous les cendres
Equateur – Altitude 5023 m

 L’activité demeure modérée à forte (IG : Instituto Geofisico). Des explosions sont observées quotidiennement.

¡Esa es la mamá!

Le 3 septembre, les secteurs de Manzano (8 km au SW), Choglontus (13 km au WSW), Tisaleo (29 km au NW), Quero Alto (20 km au NW), et Quinchicoto subissent des retombées de cendres grises voir noires. L’après-midi de ce même jour, un écoulement pyroclastique dévale 500 m sous le cratère. Des retombées de cendres ont à nouveau lieu le 5 dans les villes de Manzano et Palitahua (6 km au SSW). A 12h10, un panache atteint 1500m et se disperse dans un quart sud-ouest.

Les 6, 7 et 8, plusieurs villages sont à nouveau touchés par des retombées de cendres noires : zones de Penipe (15 km au SW), Puela (8 km au SW), Pillate (8 km à l’ouest), Galán (au WNW), sud de Quero (20 km au NW), Palitagua (au SW), Manzano, Cevallos (23 km au NW), Mocha (25 km à l’ouest), Tisaleo et Bilbao (8 km à l’ouest).

Ubinas, l’éruption continue et c’est pas de la blague
Pérou – Altitude 5672 m

 Des panaches de vapeur s’élèvent du cratère les 3, 4 et 9 septembre. Une sismicité faible est rapportée. Un panache de cendres est observé le 5 à 8h58 atteignant 1000m de haut et se dispersant vers le sud. Un second se produit la même journée à 13h27 mais il n’atteint « que » 500 m de haut.

L'Amérique Centrale est immensément riche... de volcans
L’Amérique Centrale est immensément riche… de volcans

Le 8, ce sont 5 explosions qui se succèdent, la plus forte ayant lieu le matin et produisant un panache de 1200 m de haut. Le plus haut panache produit ce jour-là atteint 1900m de haut. Des retombées de cendres sont rapportées au sud.

Les 8 et 9, le VAAC de Buenos Aires (Volcanic Ash advisory Centre) passe le code couleur pour l’aviation à « orange ».

Le 9, les émissions de vapeur et gaz atteignent 7300 m de haut.

 Zhupanovsky, le fidèle petit dernier du classement
Kamchatka (Russie) – Altitude 2958 m

Selon le KVERT (Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team) une éruption explosive d’intensité modérée se poursuit au Zhupanovsky. Le 1er, il produit un panache de 3500m de haut et se dirigeant vers le nord-ouest. D’autres panaches sont détectés le 4 septembre. L’anomalie thermique mesurée au sommet est persistante.

Le 7 septembre; le KVERT a pu observé 3 importants panaches : 10, puis 38, puis 72 km de long pour une altitude de 2500 à 3000 m.

En bref, l’émission de panaches y est casi-continue mais il n’est pas toujours aisé de les observer du fait de la couverture nuageuse qui masque fréquemment les abords du volcan.