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Activité mondiale du 5 au 11 novembre 2014

Cette semaine, nous avons un  volcan de dernière minute : Le Pavlof (Alaska, 2518 m).

En effet, il est entré en éruption comme je finissais d’écrire la rubrique. Un observateur localisé à Cold Bay (à 60 km du volcan) fait état d’émission de cendres à plus de 9000 m d’altitude. Des émissions de cendres sont également visibles depuis la webcam de la FAA (Federal Aviation Administration) située elle aussi à Cold Bay. L’activité aurait débuté le 13 novembre vers 1h50 UTC (Coordinated Universal Time soit 2h50 en France). L’activité sismique avait augmenté les jours précédents et reste élevée actuellement. Les observations satellites sont actuellement rendues impossibles du fait de la couverture nuageuse.

Le code couleur pour l’aviation est passé à orange.

Place au peloton volcanique:

Tableau récapitulatif – C’est écrit trop petit? Cliquez dessus pour agrandir.
Tableau récapitulatif – C’est écrit trop petit? Cliquez dessus pour agrandir.

 

Je continuerai avec toujours ce même cheval de bataille, faire de la place aux volcans dont on entend ordinairement peu le nom mais qui n’en sont pas pour autant des volcans mineurs. Aujourd’hui, dans une sorte de classement à l’envers, voici le Zhupanovsky. Si vous suivez fidèlement cette rubrique, vous devez déjà savoir que le « Zhup » est présent chaque semaine et cette semaine, non seulement il est présent mais il nous honore d’une éruption de grande ampleur.

Accès direct aux textes concernant les volcans de la semaine:

Fuego
Reventador
Zhupanovsky

Aira
Bardarbunga
Cerro Negro de Mayasquer
Kilauea
Mayon
Ontakesan
Popocatépetl
Shiveluch
Turrialba

  • Fuego, explosions, avalanches de blocs et retombées de cendres
Guatemala – Altitude 3763 m

L’INSIVUMEH (Instituto Nacional de Sismologia, Vulcanologia, Meteorologia e Hidrologia) rapporte qu’entre les 6 et 8 novembre, les explosions sur le Fuego ont été à l’origine de panaches de cendres atteignant 500 à 1050 m de haut et se dispersant jusqu’à 10 km en direction WSW.

Les ondes de choc consécutives à certaines de ces explosions ont provoqué des secousses ressenties dans un rayon de 12 km. Les explosions les plus importantes ont également été à l’origine d’avalanches de blocs descendant les ravines de Santa Teresa (à l’ouest), Taniluyá (au SW), Cenizas (au SSW), El Jute (au SE), et Las Lajas (au SE).

Des retombées de cendres sont rapportées dans les villages situés sur les flancs ouest et sud-ouest du volcan.

  • Reventador, explosions modérées
Equateur – altitude 3562 m

 Entre les 5 et 11 novembre, l’IG (Instituto Geofisico) nous fait part d’une activité explosive modérée avec des séismes longues périodes, des trémors et des explosions. Le 11 novembre, des panaches de vapeur s’élèvent jusqu’à 1000 m de haut, ils s’accompagnent d’une faible quantité de cendres. La couverture nuageuse rend fréquemment les observations directes du sommet impossibles.

  •  Zhupanovsky, le panache atteint 10 km d’altitude !
Kamchatka – Altitude 2899 m

 La semaine dernière, le Zhupanovsky avait marqué une pause. Le KVERT (Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team) avait même conclu à un arrêt de l’activité depuis la mi-octobre. Or, voilà que cette semaine, le Zhup nous fait mentir.

PacifiqueN2
Au nord du Pacifique: un long chapelet de volcans dont les noms nous sont peu familiers

En effet, une forte explosion secoue le Zhupanovsky le 8 novembre à 9h55. Elle génère un panache de 10 000 m d’altitude qui parcourt 26 km en direction du SSW. Malheureusement, je n’ai pas pu trouvé d’images de cette eruption.

Le 9 novembre, les panaches produits par le Zhupanovsky ne font plus « que » 3000 à 4000 m d’altitude et parcourt cette fois-ci jusqu’à 250 km au SE !

 Du coup, le code couleur pour l’aviation civile qui avait été abaissé à jaune est repassé à orange.

  • Aira, explosions sur stratovolcan
Kyushu (Japon) – Altitude 1117 m

 Le Tokyo VAAC (Volcanic Ash Advisory Center) rapporte que 9 explosions secouent le cratère Showa dans la caldera Aira (volcan Sakurajima) entre le 4 et le 7 novembre.

Le 7 novembre, une éruption explosive engendre un panache de cendres de 3500 m de haut. Le même jour, une explosion a lieu sur le cratère Minami-Dake, provoquant un panache de 1400 m de haut. Le VAAC de Tokyo rapporte qu’entre les 5 et 8 novembre, les panaches atteignent entre 2100 et 4600 m d’altitude et se dispersent vers les NW, ouest, est et SE.

 Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 5).

  •  Barbarbunga, le danger permanent des gaz volcaniques
Islande – Altitude 2009m
Zone active le 11 November 2014. Courtesy of Icelandic MET Office (IMO) Photographe: Morten S. Riishuus.
Zone active le 11 November 2014. Courtesy of Icelandic MET Office (IMO). Photographe: Morten S. Riishuus.

 

Du 5 au 11 novembre, l’IMO (Icelandic MET Office) maintient l’alerte orange pour l’aviation du fait de l’activité incessante sur la fissure éruptive de Holuhraun. La subsidence de la caldera se poursuit et la sismicité demeure élevée.

De plus, une pollution locale de l’air persiste à cause de l’émission importante de gaz volcaniques.

  •  Cerro Negro de Mayasquer, 132 000 séismes enregistrés !
Frontière Colombie/Equateur – Altitude 4445 m

 Le 4 novembre SGC-OVSP (Servicio Geologico Colombiano’s Observatorio Vulcanológico and Sismológico de Pasto) rapporte que le sismicité sur le Cerro Negro reste élevée.

Cerro Negro et Chiles, deux volcans tous proches. En jaune la frontière entre la Colombie (en haut) et l'Equateur.
Cerro Negro et Chiles, deux volcans tous proches. En jaune, la frontière entre la Colombie (en haut) et l’Equateur.

La zone active est entre les volcans Chiles et Cerro Negro.

Depuis le 29 septembre, environ 132 000 séismes ont été détectés dont 3200 ayant eu lieu le 4 novembre. Durant la semaine passée, les hypocentres sont situés entre 300 et 6300 m de Chiles et leurs profondeurs varient entre 3 et 9 km. Les magnitudes sont comprises en 0,7 et 4,6.

Le niveau d’alerte orange est maintenu.

  •  Kilauea, où s’arrêtera l’incendiaire coulée du 27 juin ?
Iles d’Hawaii (USA) – Altitude 1222m

 Oui, j’ai cédé à la tentation d’un titre racoleur…

Le HVO (Hawaiian Volcano Observatory) nous rapporte que, entre le 5 et le 11 novembre, le niveau du lac de lave monte et descend occasionnellement dans le cratère Halema’uma’u (l’un des cratères du Kilauea).

Les dépôts de cendres, petites bombes et cheveux de Pelé (tephras) se poursuivent autour de l’évent. Les petites particules peuvent parcourir plusieurs kilomètres. Les émissions de gaz restent élevées (source HVO – Hawaiian Volcano Observatory).

La coulée coule…

La coulée du 27 juin est toujours active. En fait, le front de coulée ne bouge plus, ce sont des lobes situés à l’arrière du front qui continuent de progresser latéralement. Une partie de la coulée active se situe à 450 de la rue principale de Pahoa (Village Road). De multiples zones sont actives aux abords de la Rue Apa’a et de la rue du cimetière. Quelques propriétés ont été touchées et l’une d’elle a été incendiée par la coulée.

… et les maisons brûlent.

Pour rappel, le cratère Pu’u O’o (zone est du volcan Kilauea) est en activité depuis le 3 janvier 1983. Depuis 31 ans, son activité est sans relâche.

  •  Mayon, il porte fièrement ses panaches blancs
Ile de Luçon (Philippine) – Altitude 2462 m

 Du 5 au 11 novembre, ce sont des panaches blancs (dépourvus de cendres) qui s’élèvent au-dessus du cratère du Mayon (source : PHIVOLCS – Philippine Insitute of Volcanology and Seismology). Environ 5 tremblements de terre sont enregistrés chaque jour.

Le niveau d’alerte est maintenu à 3 (sur une échelle de 0 à 5).

  •  Ontakesan, lent retour au calme
Honshu (Japon) – Altitude 3067m

 Entre le 5 et le 11 novembre, la couverture nuageuse rend les observations difficiles sur le volcan Ontake (source : JMA – Japan Meteorological Agency). Seuls des panaches blancs sont observés, ils atteignent entre 200 et 300 m de haut et se dispersent vers le NE, est ou SE

Le bilan de l’éruption du 27 septembre, est toujours de 56 tués et 7 disparus.

Le niveau d’alerte est maintenu à 3 (sur une échelle de 1 à 5).

  •  Popocatépetl, il est en forme
Mexique – Altitude 5426 m

 Entre le 4 novembre à 20h03 et le 5 à 01h30, le Popocatépetl connaît une série d’explosions produisant un panache continu de gaz, de vapeur avec de petites quantités de cendres. Ce panache atteint 1000 m de haut et se disperse vers le nord (source : CENAPRED – Centro Nacional de Prevencion de Desastres).

Le réseau sismique a également permis de détecter 191 explosions durant cette même périodes. Du matériel volcanique incandescent a été éjecté sur les flancs nord et est, jusqu’à 800 m de distance.

Des retombées de cendres sont rapportées à Paso de Cortes.

Paso de Cortes sous les cendres du Popocatépetl
Paso de Cortes sous les cendres du Popocatépetl

 

Le 6 novembre, un éboulement sur le flanc SW est enregistré sur l’une des webcam, ainsi que sur les données sismiques.

Un survol du dôme a permis d’estimer son diamètre à 250 m et son épaisseur à 30 m.

Entre les 7 et 11 novembre, les données sismiques indiquent une émission continue de vapeur, de gaz et occasionnellement de petites quantités de cendres.

D’autres explosions sont détectées les 10 et 11 novembre, entrainant des projections de tephras et la formation de panaches atteignant 1200 m de haut au maximum et se dispersant vers le sud st essentiellement.

  •  Shiveluch, dim dam dôme
Kamchatka (Russie) – Altitude 3283m

 L’extrusion (= mise en place) du dôme de lave sur le flanc nord du Shiveluch continue et s’accompagne d’explosions, de production de cendres, d’avalanches de débris chaudes et d’une activité fumerolienne (source : KVERT – Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team).

Une anomalie thermique est détectée sur le dôme via les images satellites du 1er au 3 novembre. La couverture nuageuse empêche toute observations les autres jours.

Le code couleur pour l’aviation reste à orange.

  •  Turrialba, sismicité en baisse
Costa Rica – Altitude 3340 m

 Le 7 novembre le OVSICORI-UNA (Observatorio Vulcanologico y Sismologico de Costa Rica – Univsersidad Nacional) indique que la sismicité a globalement bien diminué durant les jours qui viennent de se passer. Seul un évènement est enregistré le 6 novembre à 23h20, il dure 50 minutes.

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Avant le Christ ou avant le présent?

Où le simple fleurte toujours dangereusement avec le compliqué…

Quand on parle de datation de vieux machins (cailloux, fossiles ou restes d’hominidés), faut-il dire « avant le présent» ou « avant le Christ » ? BP ou BC ? Où commence le présent et où  finit le passé…

Dans le texte qui suit, et qui tente d’apporter une explication rigoureuse mais néanmoins compréhensible, je vais utiliser les termes anglo-saxons. En effet, les datations sont souvent notées avec ces termes anglo-saxons, même dans les texte écrits en français. Je résume :

Avant le christ = Before Christ ou BC

Avant le présent = Before Present ou BP

Posons le décor.

En pérégrinant cet été, je me suis rendue compte qu’appréhender le sens de ces abréviations était loin d’être évident pour tout le monde. Ce n’est pas un thème en lien direct avec la volcanologie, mais il me semble que c’est un thème important en géologie au sens large et qui sera utile à tous les curieux.

Cet été donc, devant les petites pancartes du Musée National de Préhistoire, puis au cours de discussions à bâtons rompus, j’ai observé les trois réactions suivantes :

Réaction 1 : il faut dire « Before Christ », ou plutôt avant Jésus Christ. Before présent est un terme qu’utilise les anglo-saxons. On l’utilise peu dans les pays francophones.

 Réaction 2 : Ah ben tiens on dit « Before present »… au nom de la laïcité. Exit le Christ dans le langage scientifique.

 Réaction 3 : face à deux articles différents sur Otzi, l’un le situant à -5300 et l’autre -3300 : deux dates différentes ? Ils n’en savent pas tant qu’ils disent les soi-disant scientifiques, hein ? (Voir ma petite infographie ci-dessous)

Otzi, homme des glaces...mais quel âge a t'il??
Otzi, homme des glaces…mais quel âge a t’il??

Alors, qui a bon ?

Et ben personne. « Before Present » et « Before Christ » sont deux appellations différentes avec des significations différentes.

Avant le Christ (BC)…

Before Christ, « avant le Christ », c’est plutôt simple, cela réfère à Jésus-Christ. C’est l’Anno Domini qui en est le point de départ, l’année estimée de la naissance du Christ parfois notée AD.

Encore que, ça ne soit pas simple…D’abord, avant le Christ prend l’an 1 comme année de référence et non pas l’an zéro (qui n’a jamais eu lieu). Ensuite, il convient également de préciser que cette année 1, telle que nous l’utilisons, et basée sur la naissance du Christ, est également ouverte à de larges discussions. Elle est le fruit de l’interprétation de textes anciens (les évangiles entre autres) par nos prédécesseurs… mais je ne vais pas davantage vous pimenter la tambouille.

Before Present ou Before Christ? FIGHT!
Before Present ou Before Christ?
FIGHT!
Avant le présent (BP)

Et Before Present ? Avant le présent ? Le présent, c’est maintenant donc c’est 2014. Bon, c’est vraiment compliqué alors, parce que le présent ça change tout le temps! Si Otzi avait 5300 ans BP en 1991, il devrait avoir maintenant 5323 ans BP… C’est pénible si ça change tous les ans !

Oui, mais heureusement pour nous ( ?), les datations « BP » sont des datations absolues et il est convenu que le présent s’est arrêté en 1950 ! Mais pourquoi donc me direz-vous ? A cause de l’activité humaine vous répondrai-je.

En effet, à partir de 1950, l’homme pratique des essais nucléaires, cette activité perturbera drastiquement la répartition des isotopes utilisés en radiochronologie (en particulier le carbone mais pas que). D’ailleurs en anglais BP est parfois interprété comme « Before Physics ». Les essais ont radicalement changé le rapport mondial carbone 14 sur carbone 12. D’un point de vue de la radioactivité, le présent de notre planète s’est figé en 1950… tout un symbole.

«Soyez rassurés, le présent s’est arrêté en 1950!»

Cependant, il y a une autre raison dans le choix de cette date. 1950 marque les premières datations au carbone 14, les balbutiements de la radiochronologie. Mais il ne s’agit pas d’être sentimental : en 1950 sont constitués des échantillons de référence. Il faut savoir que, pour utiliser les méthodes de radiochronologie (cliquez sur le lien pour avoir une définition), il ne suffit pas de faire des rapports isotopiques: des calibrations sont nécessaires et qui dit calibrations dits échantillons de référence (une sorte de mètre étalon en somme). Il s’agit enfin d’une convention bien nécessaire pour palier au premier problème que j’ai évoqué : le présent change tout le temps.

Le choix de cette date (présent=1950) a donc une triple raison : début des essais nucléaires qui troublent les rapport isotopiques mondiaux, création d’échantillons de référence nécessaires aux calibrations, et enfin obligation de se fixer un cadre conventionnel de calcul.

La conversion selon Sainte Datation

Comment donc maintenant passer d’un âge BP (avant le présent) à un âge BC (avant le Christ), et réciproquement ?

Si on regarde la chose simplement, 1949 ans séparent le BP du BC… Mais en fait, ce n’est pas vraiment le cas. Pour être précise, il me faut donc être cruelle et vous préciser qu’il n’y a pas de relation linéaire entre les 2. Une année calendaire n’est pas égale à une année de radiochronologie.

Je n’insisterai pas davantage là-dessus, car il est vrai qu’un écart de 2000 ans entre âges BP et BC est un bon ordre de grandeur. Et c’est celui qu’il faut retenir.

Exemple2
Voilà un autre exemple

Si on veut simplifier, on a

Age BP= âge BC + 1949 ans

Et en arrondissant :

Age BP= âge BC + 2000 ans

Oui, on peut arrondir à 2000 ans, il faut rester modeste. Parfois, on n’est pas à 50 ans près. C’est vrai.

Signification et cogitation

Ainsi, on comprendra que, quand on se promène dans un musée ou qu’on lit des articles sur des vieux nonos ou des vieux cailloux, il faut être vigilant quand on lit les datations. Dans des cas comme celui d’Otzi, 5300 et 3300 ans qui ne sont apparemment pas la même chose, sont en fait équivalents. Tout est question d’unité si on peu dire. 5300 ans BP c’est bien à peu près 3300 ans BC.

Ceci étant dit, cette différence va devenir pour ainsi dire négligeable dans des cas comme celui de mon mégacéros, qui est là haut en photo de Une (il est kawaï pas vrai?). Le mégacéros est apparu il y a 2 millions d’années. Imaginez 2 millions d’années. Si on en trouve un spécimen et qu’on le date, on se devra de préciser BP ou BC, c’est évident. Ceci dit, que seront 2000 ans pour 2 millions d’années. Cela ne représente plus que 0,1% d’erreur, une très faible marge d’erreur.

De même ; lorsque nous utilisons la radiochronologie pour dater des roches dans un complexe volcanique: quand on travaille sur des complexes récents (disons la chaine des Puys), il est important de préciser BP ou BC: 2000 ans de plus ou de moins, sur des volcans vieux de 10000 ans et moins, cela compte. Mais quand on travaille sur des complexes beaucoup plus âgés (disons le Cantal, plusieurs millions d’années) ces 2000 ans de différence ne revêtent qu’une importance relative. Tant et si bien que parfois, le « BP » n’est pas mentionné mais sous-entendu pour les âges géologiques les plus reculés. Pourtant, dans tous les cas, il est également important de savoir quelle méthode a servi à la datation. Une question de rigueur, encore et toujours

Les amours impossibles du simple et du compliqué vous dis-je…

Tout cela pour dire que l’important n’est pas toujours le chiffre au sens strict de sa valeur. L’important c’est de savoir et de comprendre de quoi on cause, voilà tout